Le 4 octobre 2018, dans la ville de Kousséri, capitale départementale du Logone et Chari, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, le ministre de l’Economie, Alamine Ousmane Mey (photo), a procédé au lancement officiel de la 2ème phase du Projet de développement rural intégré Chari-Logone.

Doté d’une enveloppe globale de 21,3 milliards de francs Cfa, mise à disposition par la Banque islamique de développement (BID), ce projet ambitionne de «lever l’une des principales contraintes de développement des différentes chaines de valeur, tout en encourageant l’entrepreneuriat rural dans le département du Logone et Chari, qui reste encore parmi les zones où les indicateurs de développement sont les plus faibles du pays», a expliqué Alamine Ousmane Mey.

Concrètement, pour atteindre cet objectif, le projet se propose, jusqu’à fin 2022, de désenclaver les principaux bassins de production et de relier les principaux marchés, grâce à la réhabilitation ou la création de 450 Km de routes carrossables ; d’accroître la production et la productivité agropastorale et halieutique dans le département du Logone et Chari ; d’accroitre les infrastructures socio-économiques ; de diversifier les sources de revenus, notamment pour les jeunes et les femmes, etc., apprend-on officiellement.

Selon le ministre Alamine Ousmane Mey, ce projet s’inscrit dans une dynamique de développement du Cameroun, en général, et de ce département de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, en particulier, et vient compléter d’autres projets déjà engagés ou projetés dans cette partie du pays. Il en est ainsi, par exemple, des aménagements hydroagricoles en cours sur 13 000 hectares, dans le cadre du Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance (Planut).

Pour rappel, le Logone et Chari est situé dans la région de l’Extrême-Nord, dont le tissu économique a été lessivé par les exactions de Boko Haram, secte islamiste nigériane qui a intensifié des incursions en territoire camerounais à partir de l’année 2013.

(Investir au Cameroun)