Le comité régional de lutte contre le choléra dans l’Adamaoua s’est réuni ce lundi 10 décembre 2018 dans la salle des fêtes du Bois de Mardock à l’effet d’évaluer les actions dudit comité.

Présidée par le gouverneur de la région, Kildadi Taguiéké Boukar, cette rencontre a permis de faire de proposition en vue de maintenir la région sans choléra malgré la présence de la maladie dans les régions voisines et les pays de la sous-région frontalières à l’Adamaoua.

La présence quasi fréquente de l’épidémie de choléra dans les régions de l’Adamawa au Nigéria, voisin à la région château d’eau du Cameroun expose à une importation de cette maladie causée par le manque d’hygiène.  La présence de la maladie dans les régions voisines, le Nord, l’Extrême Nord et l’Est maintient l’Adamaoua dans une zone d’alerte rouge. La réunion de ce lundi servait aussi de cadre d’évaluation des actions menées pour préserver la population de cette maladie.

‘’Il était question d’évaluer les actions de prévention et de riposte contre cette maladie. Il ressort que notre région n’a enregistré aucun cas de choléra. Cette situation est la résultante des actions concertées entre les différentes composantes de notre région’’, martèle Kildadi Taguiéké Boukar, gouverneur de la région de l’Adamaoua.

Les interventions des délégués régionaux de la santé publique et de l’énergie ont permis d’édifier les participants sur les moyens déployés. ‘’Avec l’appui des maires qui ont doté les quartiers en forages, nous nous sommes déployés sur le terrain à chaque fois des cas suspects sont signalés et nous avons pu circonscrire la situation. Au niveau des formations sanitaires, des points focaux ont été mis en place pour contenir, sensibiliser les populations sur les mesures d’hygiène’’, se félicite Docteur Zakari Yaou Alhadji, délégué régional de la santé publique pour l’Adamaoua.

Avec un faible accès à l’eau potable, les habitations anarchiques et spontanées qui naissent chaque jour, les toilettes publiques dans les villes de la région qui ne courent pas les rues et surtout la qualité de l’eau servie aux ménages n’éliminent pas le spectre de la survenue de cette maladie dans cette région carrefour.

Pour une meilleure sensibilisation sur le terrain, les membres du comité régional se sont accordés à intégrer les autorités traditionnelles et religieuses dans la voie de la prévention de la maladie.

Actucameroun.com