Une réunion d’information a eu lieu le 25 juin dernier avec députés et sénateurs.La mise en place de la Couverture santé universelle au Cameroun n’est pas pour tout de suite. Le gouvernement travaille encore à l’élaboration d’un avant-projet de loi sur la question et poursuit, en même temps, les discussions pour l’enrichir éventuellement. Le 25 juin dernier, le sujet était d’ailleurs au centre des échanges avec un groupe de députés et sénateurs.Il était question de leur fournir des détails sur les solutions proposées par cette couverture santé universelle. En décembre 2017, André Mama Fouda, le ministre camerounais de la Santé publique, avait annoncé que ce système coûterait 1.300 milliards de FCFA au Cameroun.

Le membre du gouvernement précisait alors à la presse que la Couverture santé universelle repose sur un paquet de base des soins et de services composés de 185 interventions et de 101 sous interventions. Elle devrait satisfaire les divers domaines de la médecine interne, la chirurgie, la gynécologie obstétrique, la pédiatrie, la stomatologie, l’otorhinolaryngologie, la vaccination et divers services communautaires.

Le ministre de la Santé publique a récemment affirmé que les populations vulnérables seront les bénéficiaires prioritaires de la Couverture santé universelle, particulièrement la mère et l’enfant. Des partenaires du gouvernement, eux, se montrent un peu plus précis. « Les études ont permis d’aboutir à la sélection de la cible primaire : les enfants de moins de 15 ans et les femmes enceintes.

C’est la population qui souffre le plus de la mortalité et de la morbidité. Cette population sera couverte en priorité. Puis, les autres couches vont être progressivement insérées dans la Csu», a complété Olivia Ngou, la directrice Cameroun de Malaria No More, citée par le quotidien Le Jour.